Notre actualité

Vous avez dit Guinguette ?

2017-08-10, Vous avez dit Guinguette ?

La Guinguette à Montmartre, Vincent van Gogh 1886 (musée d'Orsay, Paris)

L’histoire des guinguettes remonte au début du 18e siècle.  Vers 1715 apparaissent les premiers établissements situés aux portes de Paris, … hors de portées des taxes. L’origine du mot est controversée : allant d’un cabaretier dénommé Pierre Guinguet qui aurait ouvert un établissement portant son nom, jusqu’au nom d’un vin local appelé «Guinguet » réputé être « tellement aigre qu’il pouvait faire danser les chèvres ». Le mot guinguet viendrait aussi d’un verbe ancien signifiant « sauter, folâtrer ». 

Avant le code Napoléon, les meuniers avaient le droit de vendre les produits de leur travail sur le moulin et ils avaient l’autorisation d’exploiter une vigne aux alentours immédiats. C’est sur les bords de la Seine et de la Marne que  les guinguettes ont initialement prospéré.  Les gens y allaient le dimanche flâner et boire « le petit vin blanc » comme le dit la chanson.

L’absence de taxes sur les vins a certainement contribué au succès des guinguettes !  D’ailleurs au fur et à mesure où Paris s’agrandissait, les guinguettes s’éloignaient progressivement du centre.

Le Bal du Moulin de la Galette,  Auguste Renoir 1876 (musée d’Orsay, Paris)

Les guinguettes, c’est aussi l’histoire des premiers loisirs populaires qui a inspiré tant d’artistes - peintres, écrivains, photographes, ou auteurs de chansons. Le canotage prend une place importante mais aussi la baignade, les bals musette, la gastronomie et diverses attractions dont l’animation musicale reste le point d’orgue.  L’ambiance de fête y règne jusqu’à la 1ère guerre mondiale et puis les établissements ferment à nouveau pendant la 2e guerre mondiale pour rouvrir progressivement à partir de 1945, mais dans des conditions économiques et sociales très différentes.  L’interdiction de la baignade dans la Seine et la Marne en raison des eaux polluées accélère leur déclin pendant plusieurs décennies.

Et pourtant, l’histoire des guinguettes ne s’arrête pas là !  Lieux de mémoire collectif et d’identité culturelle très forte, les guinguettes semblent gagner en popularité, été après été.  On en trouve un peu partout, la plupart près des cours d’eau ou des lacs.

A lire : "Mémoire des guinguettes", de Francis Bauby, Sophie Orivel, Martin Pénet et de leurs amis collectionneurs, édition Omnibus

 

Zoom sur la renaissance d’une guinguette classée au Patrimoine culturel 

 

L’été 2017 a vu la réouverture d’un lieu mythique inscrit dans la mémoire des Périgourdins et bien au-delà : La Guinguette de Barnabé, située « rue des Bains », quartier de la  Cité-Bel-Air, à Boulazac, (jouxtant Périgueux).  Le site, au bord de la rivière Isle, est connu depuis 1900 comme lieu de baignade et, à l’entrée en guerre des Etats-Unis en 1917, un vaste camp de l’armée américaine et son hôpital militaire pour 2000 blessés s’installe à côté.   Au lendemain de la guerre on y trouve des cabines de bain et un restaurant, faits de matériaux de récupération provenant des baraquements américains.

 

Puis, en 1935 un bâtiment typique au style Art déco est érigé au bord de l’eau par le menuisier corrézien Léopold Foussard.  Ayant débuté sa carrière à Paris, Foussard s’est inspiré des guinguettes des bords de Seine.

 

Quelques transformations s’ensuivent au début de l’après-guerre (bar, mini-golf) et, en 1954,  y est créé le 1er camping homologué du département.

 

 

  

 

 

 

Parmi les clients des années cinquante : les militaires des casernes de Périgueux, ainsi que les militaires du Camp américain  de Chamiers (jusqu’en 1966). Dans les années 1960 et 1970, la guinguette devient un lieu populaire attirant de 300 à 400 personnes tous les jours, notamment pour la baignade.

 

En 2007, la guinguette Barnabé est classée au titre du Patrimoine du xxe siècle, la protégeant ainsi d’une démolition ou d’une transformation dommageable.

 

La Guinguette de Barnabé est restée dans la famille Foussard, jusqu’en 2013 où elle fut rachetée par la municipalité de Boulazac pour la somme de 800 000€.  S’en suivit un appel à projets pour trouver un futur gestionnaire.  Le choix s’est porté sur le dossier de trois entrepreneurs locaux – Jean-Michel Lavaud de l’entreprise de peinture EGAP, David Godard, de l’entreprise DG Néon, et Sébastien Vidal de l’entreprise de BTP, tous trois dédiés à faire renaître les lieux qu’ils fréquentent depuis leur adolescence.   

 

Après huit mois de travaux titanesques, au coût de 1.5 million d’euros, la guinguette a réouvert ses portes avec 15 jours d’avance, pour coïncider avec la commémoration du Centenaire du Camp Américain de la Cité Bel Air.

 

Si les générations passées se souviennent, non sans nostalgie, de la rotonde, le pergola, du bac à poulies aux allures de gondole et du mini-golf (reprenant des monuments de la Dordogne), sans oublier les premiers flirts lors des après-midi « musette », ceux et celles qui le découvriront n’en seront pas moins impressionnés !

 

 

 

 

 

A regarder sur YouTube:

Réouverture de la guinguette Barnabé à Boulazac France 3 Nouvelle-Aquitaine

Découvrez la Guinguette de Barnabé à Boulazac

 

A lire :

 « La Cité Bel Air, 1917-2017. Cent ans d’histoires » de Pascal Serre

http://www.gaphil.com/AB-SOUSCRIPTION-01.pdf

 

Galerie de photos - 2017

En savoir plus
LGV PARIS - BORDEAUX

2017-07-10, LGV PARIS - BORDEAUX

Photo : Olivia Dallet                                                                                                                                                                 

 

La mise en service de la ligne grande vitesse Paris-Rennes et Paris-Bordeaux s’est déroulée, comme prévue, en début de ce mois de juillet.

 

Quelques chiffres clés : 10 ans de projet, 5 ans de travaux, 500 km de lignes grande vitesse de plus, 15 mille personnes impliquées pour un investissement estimé à près de 12 milliards d’euros, en partenariat public- privé.

 

Un moment historique tout de même avec l’inauguration des deux nouvelles lignes, le même jour.

 

Désormais, on peut rallier Paris à Rennes en 1h30 ; Bordeaux est à 2h05 de Paris et à moins de 6 heures de Londres. Un train toutes les demi-heures pour Bordeaux, aussi toutes les demi-heures pour Nantes, Rennes.  Chaque matin, c’est l’équivalent de 70 avions A320 qui décollent de Montparnasse. 

 

Un changement peut en cacher un autre … 2000 horaires de TER façade Atlantique ont également changé du 1er au 2e juillet.  Un véritable « Big Bang » pour citer Gwendoline Cazenave, directrice de l’Axe TGV Atlantique de la SNCF, pour que les nouveaux trains soient mis en place au bon endroit et qu’ils soient à l’heure pour leur départ. 

 

Mis en vente depuis le 15 mars, la SNCF compte déjà plus de 2 millions de billets de vendu pour cet été.

 

Mme Cazenave, invité  le 1er juillet par France Inter, évoqua un beau succès commercial dont l’enjeu est d'élargir et de fidéliser sa clientèle.  Trente trois allers-retours entre l'Ile de France et Bordeaux dont 18 liaison directs font un argument de force.

 

Pour accompagner l’arrivée de la LGV, le projet de modernisation et d’extension de la gare Bordeaux Saint Jean mérite une mention toute particulière.  Trois ans de travaux, fonctionnement en continu. Il s’agit d’une opportunité exceptionnelle de développement pour l’agglomération bordelaise ainsi que pour la région Aquitaine. 

 

On prévoit sur une période de 20 ans la construction d’environ 15 000 logements, l’arrivée de 25 000 habitants et la création à terme de 25 000 emplois. 

 

Mais l’heure est au triomphe du projet en laissant parler quelques images par elles-mêmes.

 

 

Crédit photos : Rodolphe Escher - Jérémie Petit - Anaël Barrière

En savoir plus
Faîtes de la musique … pour … La Fête de la Musique !

2017-06-01, Faîtes de la musique … pour … La Fête de la Musique !

36eme édition en 2017

Aujourd’hui, plus de 120 pays dans le monde entier participent à la Fête de la Musique.  Un succès international triomphal à partir d’une idée semée il y a 37 ans par le Ministre de la Culture – Jack Lang, et son directeur de la Musique et de la Danse, Maurice Fleuret.  En 1982 les services du ministère mènent une enquête sur les pratiques culturelles des Français, révélant que 5 millions de personnes jouent d’un instrument, dont un jeune sur deux, alors que seulement une minorité avait accès aux manifestations musicales organisées.

Il en sort l’idée de faire une manifestation gratuite ouverte à tous les musiciens « sans hiérarchie de genres et de pratiques » et à tous les Français.

Et ainsi fut la 1ère Fête de la Musique, le 21 juin 1982, jour du solstice d’été, le jour le plus long de l’année dans l’hémisphère nord.  La Fête de la Musique avec le public et pour le public. 

Et, puisque la musique parle à toutes les nationalités et à toutes les générations, trois ans plus tard, le Fête de la Musique s’exporte, encadré par une charte signée en 1997 et devient la Fête Européenne de la Musique.  Cette chartre s’applique aujourd’hui à tous les pays souhaitant s’y associer.  En moins de dix ans, la Fête de la Musique raisonne dans 85 pays sur les 5 continents !

Tout ce que voulez savoir sur la Fête de la Musique … un site à découvrir sans modération :

http://fetedelamusique.culturecommunication.gouv.fr/

Le site du Ministère de la Culture dévoile la Fête de la Musique sous toutes ses coutures, de son origine aux astuces et renseignements utiles pour musiciens et mélomanes en passant par les faits divers tels 12 lieux de concerts improbables (Johnny Cash à la prison de Folsom 1966, Jean-Michel Jarre à la Tour Eiffel 1998 …), comment organiser un concert ; les instruments hors du commun (la thérémine, le hang, le launchpad …) et la programmation pour le 21 juin 2017, à consulter régulièrement puisque les événements s’ajoutent quasi quotidiennement, au fur et à mesure.  

La Fête de la Musique mobilise les musiciens professionnels et amateurs tout en favorisant la rencontre et la diversité.  Que la Fête soit belle!  

Crédit photo © Atelier Marge Design

 

 

En savoir plus
Prix de vente  mode d’emploi

2017-04-28, Prix de vente mode d’emploi

 

L’arrêté du 10 janvier 2017, (paru au journal officiel le 18 janvier), modifiant les modalités d’affichage des annonces immobilières est rentré en vigueur le 1 avril 2017.   La nouvelle loi concerne la publicité des prix pratiqués par les professionnels intervenant dans la transaction immobilière (agents immobiliers, administrateurs de biens, notaires, avocats, huissiers de justice, etc.).

Désormais, toute annonce ou publicité relative à la vente doit préciser le prix de vente et à qui revient le paiement des honoraires de l’intermédiaire.  La pratique consistant à « basculer » les honoraires du vendeur vers l’acquéreur est prohibée et demeure susceptible de constituer une pratique commerciale trompeuse.

Les prestations sont à indiquer TTC toute taxes comprises (hors frais notariés, d’enregistrement et de publicité foncière).

Pour voir le texte intégral, cliquer ici

(document à télécharger, en bas de page) 

 

A qui incombent les honoraires d’agence ?

 

Toute annonce doit préciser si les honoraires d’agence, dus à l’issue de la réalisation de la transaction, sont redevables par le vendeur ou par l’acquéreur, voire par les deux.

 

Trois cas de figures

 

Cas 1 : Honoraires d’agence à la charge du vendeur

- L’annonce précise que les honoraires sont à la charge du vendeur.

- Le prix de vente affiché ne doit en aucun cas inclure la part des honoraires à la charge du vendeur. 

 

Cas 2 : Honoraires d’agence à la charge de l’acquéreur

- L’annonce précise que les honoraires sont à la charge de l’acquéreur.

- Le prix est exprimé TTC (toutes taxes comprises)

- Les honoraires sont exprimés en % de la valeur du bien (entendu hors honoraires).  Le prix de vente est indiqué à la fois honoraires inclus et, en plus petits caractères, honoraires exclus.

Lorsque les honoraires proportionnels varient selon les tranches de prix de vente du bien, le professionnel doit préciser son bareme de manière apparente et intelligible

 

Cas 3 : Honoraires d’agence partagés entre le vendeur et l’acquéreur

L’annonce précise les modalités de répartition des honoraires entre acquéreur et vendeur.

 

Une note d’information de la DGCCRF, donnant des éléments d’interprétation de l’arrêté est disponible ici :

https://www.economie.gouv.fr/files/files/directions_services/dgccrf/documentation/fiches_pratiques/fiches/information-transaction-immobiliere.pdf

 

New legislation affecting advertising of property prices

A new law has been passed, effective 1st April 2017 effecting the way property prices are advertised.  The law concerns all professionals acting as intermediaries in property transaction (real estate agencies, notaires, bailiffs etc)

From now on, all advertisements relating to the sale of property must state the sale price clearly and also indicate who is accountable for the agency fees.

It is no longer legal to “switch” fees from being payable by vendor to being payable by the buyer.  Nota : notary fees and stamp duty are calculated on the price that the vendor receives since it is this price that is expressed in the title deeds.  If the agency fees are payable by the buyer, these are deducted for the purpose of calculating notaire fees. 

Fees must be indicated to include all taxes, (excluding notary, land registration and stamp duty). If agency fees vary in % according to a price range, clear and easily accessible information must be made available. 

 

So who pays the agency fees ?

 

All advertisements must state if the agency fees, due once a sale has completed, are to be paid by the vendor, the buyer, or both.

Three examples

 

Example 1 : Agency fees payable by the vendor

The advertisement must state that the fees are payable by the vendor.

The advertised selling price must not include agency fees. 

 

Example 2 : Agency fees payable by the buyer

The advertisement must state that the fees are payable by the buyer.

The advertised price includes VAT

The agency fees are indicated as a % of the value of the net property price.  The principal price includes agency fees, but the property price, net of agency fees must also feature, (in smaller type face, so as to inform, but not confuse)

 

Example 3 : Agency fees shared by both the vendor and the buyer

The advertisement must state how the agency fees are split between vendor and buyer.

 

En savoir plus